Paysages et saisons

  • Bye bye le printemps, bonjour l'été !

    Le silo d’herbe, notre réserve de nourriture hivernale pour les bovins.

     

    Dans une ferme l’hiver est la période d’astreinte la plus difficile par le travail qu’engendre le nourrissage, paillage, nettoyage et autre soins aux animaux de la ferme et cela dans des conditions météos parfois sibériennes. Mais rien à faire il faut absolument soigner nos pensionnaires et veiller à leurs bien être.


    Après cette période éprouvante, qui nous fait souvent vivre en ermites, nous sommes heureux de voir arriver le printemps, synonyme de changement dans le travail et d’un petit peu de relâchement (tout est relatif) une fois les bêtes mises aux champs.

     

    Bon cette année, le printemps ben ça à été bof bof, il a fait gris, frais et humide, la végétation à une bonne quinzaine de jours de retard, donc pas le top quoi, ni pour vous profiter du grand air, ni pour nous faire le silo d’herbe ou les foins, pour avoir de quoi donner à manger à notre petit monde l’hiver prochain. On s'est lancé dans la confection du silo mi-juin quand une période d'apaisement est apparue.

     

    Alors le silo d’herbe, qu’est-ce que c’est finalement ?

     

    De l’herbe, ben oui, tout simplement ce n’est de l’herbe et que de l’herbe, entassée entre 3 murs (ou 2) et recouvert d’une bâche plastique et de pneu pour faire pression.

     

    C’est donc tout simple alors ? Euh…oui, comme recette c’est tout simple, mais le réussir c’est tout autre chose.

    Alors pour ceux qui savent comment on fait la choucroute crue, c’est exactement le même procédé, on travaille donc en fermentation lactique.

    Pour les autres je vais essayer de vous expliquer le procéder et les raisons de bien le réussir.

     

    Les ingrédients pour réussir son silo :

     

    Il faut une herbe de qualité et en quantité suffisante, un bon timing pour faucher, andainer et ensiler, une météo clémente pour ne pas rentrer de la boue et donc des micro-organismes indésirables, un silo bien propre et bâché sur les murs, un très bon tasseur, et une bâche de couverture aussi lisse qu’une nappe bien repassée pour éviter des prises d’air. Et une équipe bien rôdée pour réussir tout le boulot.

     

    Denis commence par faucher l’herbe, il doit calculer en fonction du rendement, ce qu’il faut couper pour le silo et ce qu’il faut garder pour faire du foin et pour pâturer. Nous travaillons en faisant « tourner » les parcelles, donc on essaie de faire en sorte que les parcelles soit pâturée, puis faucher, et parfois cultivée tout cela en rotations pour ne pas épuiser le sol.

     

    Après avoir faucher il faut faire des andains, donc rassembler en grosses lignes l’herbe pour permettre à la machine (l’ensileuse) de pouvoir la ramasser. On andaine en général le lendemain de la fauche, tout dépend de l’humidité de l’herbe, si l’herbe est très humide on andaine tardivement, si elle à tendance à sécher on andaine plus vite. Ici on à andainé le lendemain.

    Le but est d’obtenir une herbe avec un taux d’humidité de 30-35 %, idéal pour qu’elle commence bien sa fermentation lactique. Quand vous prenez une gerbe d’herbe en main et que vous la tordez comme pour essorer un torchon, elle ne doit pas rendre de jus, ni être trop craquante.

     

    Pour ensiler, l’entrepreneur se déplace avec son ensileuse et 2 bennes pour collecter l’herbe, non seulement l’ensileuse ramasse l’herbe mais elle la coupe en brin d’environ 3 cm. L’herbe est ensuite déversée dans les bennes qui font l’aller retour entre le champ et le silo.

     

    L’herbe est bennée au fond du silo et un tracteur muni de pneu extra large et de poids supplémentaires pour s’alourdir le tasse de manière lente et régulière.

    Il faut bien prendre son temps pour bien tasser l’herbe, pour chasser un maximum d’air sans pour autant faire « juter » l’herbe. C’est tout un art de faire monter le silo au dessus des dalles de bétons en lui donnant une forme régulière pour pouvoir le remplir au maximum sans faire la culbute avec le tracteur.

     

    Une fois le silo bien rempli, il faut encore le bâcher, en espérant qu’il ne pleuve pas, mais surtout que le vent ne se lève pas, sinon c’est mission impossible, la bâche faisant 10 x 35 m, vous êtes parti pour faire un petit tour dans les airs avec si le vent la soulève.

    Il faut être précis et donc bien coordonné pour dérouler la bâche sur le silo, bien l’étendre sans faire de pli, remonter par-dessous la bâche qui était sur les murs, ajuster et fixer le bord du mur du côté face au vent avec des boudins remplis de gravier et puis bien l’aplatir pour chasser l’air et terminer de fixer les autres bord, et enfin jouer avec les pneus pour couvrir la bâche, les pneus maintiennent la bâche et font aussi du poids pour ne pas que de l'air passe sous la bâche.

     

    Après il n’y a plus qu’à attendre que la nature et les micro-organismes travaille et fermente l’herbe comme il faut pour qu’elle se conserve. Comme la choucroute crue.


    john deere 3050 faucheuse

    C'est le plus vieux qui va faucher.

     

    prairie fauchée

    Le résultat, une fauche "serrée", contrairement à une fauche pour le foin, où on fauche "large".

     

    andainnage

    L'andainnage, on mets trois ligne en un seul tas, donc la ligne du milieu ne bouge pas et les lignes de chaque côtés sont ramassées et projetées sur celle du milieu.



     

    Deux vidéos d'assez mauvaise qualité (apn un peu trop vieux) pour vous montrez l'andaineuse en plein travail.

    andain en cours

     

    A droite les andains constitués, et plus à gauche les lignes à andainer.

     

    andain silo vue

    Les lignes d'andains qui attendent d'être ramassées.

     

    ensileuse et benne au travail

    L'ensileuse ramasse l'herbe et la jette dans la benne du tracteur.

     

    silo vide

    Le silo est vide et bien nettoyé, Denis installe les bâches du pourtour, elles isolent les dalles du contact avec l'herbe et elles remonteront sur le silo, en dessous de la bâche principale.

     

    tassement silo d'herbe

    Bruno tasse l'herbe au fur et à mesure de sa livraison.

     

    benne silo

    Vue arrière d'un déchargement.

     

    benne silo

    Vue avant déchargement de la benne.

     

    acrobatie

    tassement

    silo herbe2013 035.jpg

    Le silo monte le plus haut possible pour pouvoir y mettre un maximum d'herbe pour l'hiver, le travail du tasseur est primordial et dangereux, il ne faut pas perdre l'équilibre et basculer avec le tracteur.

     

    fait main

    Denis égalise le silo à la fourche

     

    bâche silo

    Les pieds qui dépassent sont ceux d'Henri qui relève la bâche des murs sur le silo, pendant que Joseph maintient l'autre bâche.

     

    silo bâché

    Le silo enfin bâché.

     

    silo pneu

    La dernière étape, les pneus sont posés les uns après les autres, c'est un travail fastidieux.

     

    Voilà, une partie de la nourriture pour l'hiver des bovins est rentrée, une étape de franchie dans les travaux de la belle saison, restera le foin et la moisson.

  • La moisson : le résultat en une seule photo

    épeautre bio, orge bio

    Un beau résultat et le tout sans pulvérisage de pesticide ou d'engrais chimique. Du bio rien que du bio.

    Allez il reste encore la paille à réussir.

  • L'épeautre à décidé d'être bon à battre en même temps que l'orge, donc il y passe aussi le même jour

    épeautre bio

    Première ligne, premier problème, le faux liserons bourre la machine et Ludo doit régulièrement s'arrêter pour vider et relancer la moissonneuse. Faut faire avec, on continue quand même.

     

    épeautre bio

    Allez on avance, toujours la peur de la pluie. Côté pile ici.

     

    épeautre bio

    En on n'avance plus (faux liseron, encore), côté face. Petit jeu où se trouve Ludo ? Un indice : il est en vert, encore un ? Il n'est pas dans sa cabine.

     

    épeautre bio

    Denis surveille l'opération...

     

    épeautre bio

    Première benne, le résultat est encourageant, pas trop de poussière, une belle couleur.

     

    épeautre bio

    Deuxième et dernière benne, un bel épeautre assez lourd, 460gr au litre, c'est du bon.

     

     

     

  • Ca y est, le temps est (presque) au beau (presque) fixe, on moissonne l'orge en premier

    moisson orge bio

    Les premières lignes, premiers frissons, il est bon à battre ou pas ?

     

    moisson orge bio

    Attention on ne moissonne pas la photographe !!!

     

    moisson orge bio

    Premier remplissage de la benne, le tracteur est de 1992 et la moissonneuse (de l'entrepreneur) de 1997, de quoi un peu casser l'idée qu'on roule sur l'or et qu'on achète tout le temps de nouvelles machines.

     

    moisson orge bio

    Alors ?! il est bon ou pas ?

     

    john deere 3050

    Il est bon !!! on continue vite-vite, en implorant le ciel ne pas lâcher de pluie.

     

    orge bio

    Oh qu'il est beau, et pas un mètre carré de versé, le top !!!

     

    orge bio

    Alors heureux ? il a l'air en tout cas.

    orge bio

    Résultat : 60 poids hectolitre (600 gr pour 1 litre), donc pour du bio c'est vraiment bien.

     

  • Donc on attend et on se retrouve en juillet...

    épeautre bio

    A la mi-juillet, il est couleur de soleil (au abonné absent dans le ciel), mais il ne se casse pas encore la pipe (l'épis ne plie pas), donc pas encore temps de moissonner.

    épeautre bio

    Oui Denis, on t'a vu !!!!, Denis mesure 1m84, cela donne une petite idée de la hauteur de l'épeautre, par contre on peut voir aussi du faux liseron, une belle crasse dans les cultures, qui fera peiner la moissonneuse de Ludovic.

     

    orge bio

    Alors l'orge mûr ou pas mûr ? ben un peu des deux, il n'a pas mûrrit de la même façon partout, pas l'idéal, on va encore attendre un peu, mais pas trop sinon les épis à maturité vont tomber à terre et ils seront perdu.

     

  • Avant de moissonner il faut savoir attendre que les céréales soient prêtes

    épeautre, agneau bio belgique,

    On voient bien que l'épeautre n'est pas mûr.

    030612 008.jpg

    Ici non plus, mais le coquelicot est tellement joli.....

    orge bio,

    Et l'orge c'est pareil, bien vert !!!!

    Bon là on est au mois de juin pour les photos donc c'est normal.

  • Monde de glace

    Première sortie avec l'appareil photo depuis des lustres, notre emploi du temps s'étant encore allongé avec la météo polaire de ces dernieres semaines. 

    Lesse gelée Han-sur-Lesse

    La Lesse

    Chêne boréal

    Notre chêne solitaire avec la ferme en arrière plan

    Glace

    Bulle de glace

    fumier de cheval

    Pour se réchauffer un peu, du fumier de cheval bien fûmant !

    ry d'Ave

    Le tumultueux Ry d'Ave, figé par la glace, en arrière plan, mon fidèle Terracan, 130000 au compteur et je dois seulement changer son 2ème train de pneu, il accepte encore de démarrer avec sa batterie d'origine alors qu'il dort dehors toute l'année, rien à redire, économique comme 4x4.